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jeudi, 17 juillet 2008

Secrets et rituels des femmes camerounaises

a7e676b2182858d1d65761542b1fd050.jpgConsciente ou non de sa distinction, la femme Camerounaise  met un point d’honneur à prendre soin d’elle et ceci quelque soit son budget. C’est en sortant du berceau de mes ancêtres que je me suis rendue compte de notre succès international. Et c’est avec plaisir  que je livre ici quelques secrets et rituels de beauté de la femme Camerounaise.  Premièrement, je m’attarderais sur nos rituels d’hygiène corporelle pour ensuite survoler l’influence des produits cosmétique au Cameroun. Troisièmement j’évoquerais la coiffure, puis la mode pour enfin aborder le sujet de l’alimentation.

ab41bbae25250cda6f344aa5e4615e33.jpgObjectif belle peau Aujourd’hui, de plus en plus de camerounaises utilisent des savons parfumés ou du savon de Marseille pour leur hygiène corporelle. On les retrouve sans problème sur le marché  Camerounais. Par contre, les gels douches y sont pratiquement absents. Le savon fabriqué localement porte la dénomination de « savon de macabo ». Contrairement à ce que l'on peut penser, le savon macabo n'est pas fait avec le féculent dont il porte le nom. Il se présente sous la forme d'un cube volumineux  marron clair et s’accommode aux plus petits budgets. Dans les zones rurales de la province du centre, il est très utilisé avec le « Koussa», gant de toilette traditionnel fait d'une boule de fibres. Sa rugosité est gage d'efficacité. Il est de plus en plus délaissé dans les zones urbaines au profit du gant de toilette.

Les produits naturels côtoient la dermocosmétique

Afin de prendre soin de sa peau, la femme Camerounaise utilise aussi bien des produits naturels que des produits manufacturés. Bien avant l'indépendance du pays, la femme Camerounaise puisait dans les ressources naturelles pour prendre soin de son corps.  L'argile appelée Kaolin ou Kalaba est utilisé sous forme de masques ou de savons. L'huile de palme rencontre un vif succès dans la population Camerounaise.  Elle est nourrissante pour la peau  et les cheveux et son prix reste relativement  abordable.   A côté des produits naturels, le secteur dermo-cosmétique est en pleine effervescence. D'innombrables parfumeries voient fréquemment le jour. On y retrouve souvent des produits provenant d'Asie, d’Europe, des Etats Unis ou du Nigéria. Mondialisation oblige, Les instituts de beauté ont le vent en poupe. Les prix restent accessibles à la couche de la population la plus aisée. En tant que Miss Cameroun j’ai moi même pu bénéficier de soins de très grande qualité dans la ville de Yaoundé.

b90fb5b3e9914e2c81d20248e4b23482.jpgLe teint se colore

Même si 45% des camerounaises tend vers le naturel, pour parfaire et illuminer leur visage, le make up remporte un vif succès auprès des adolescentes et des femmes mûres. Le maquillage des jeunes filles reste léger. Il se résume parfois à un trait d’eyeliner et/ou un gloss. Les femmes adultes quant à elles affectionnent tout particulièrement les fonds de teints, le mascara surtout de couleur noire ou bleue ainsi que les rouges à lèvres très intenses. On retrouve aussi bien des marques de niche que des marques de luxe telles que, Fashion Fair, Chanel, Dior, Iman…etc. Chaque bourse trouve son bonheur !

042aab29f39a024d8d58e0b9c4fa08a2.jpgCheveux tressés, tissés, soignés….. 

Côté cheveux, il est de notoriété publique que la femme Africaine, en général et Camerounaise en particulier attache une grande importance à la façon dont elle est coiffée. Que ce soit pour des événements spéciaux ou même pour se rendre à son lieu de travail, la femme et la jeune fille Camerounaise mettent  un point d'honneur à être correctement coiffées.  Dans les villes, on compte au moins trois salons de coiffures par  quartiers. La femme Camerounaise se tresse toutes les semaines. On distingue plusieurs types de tresses : les «crochets» les «torsadés», les « renversées», les « passe mèches», les « piquer-lâcher », les « rastas». La liste est longue. Les crochets ce sont des nattes collées assez douloureuses à la confection qui peuvent tenir jusqu'à 2 semaines. Les renversés sont également des nattes collées. Moins douloureuses que les crochets, elles sont d'un aspect fin. Les rastas quant à elles sont des tresses pendantes qui se portent soit au niveau des épaules soit au milieu du dos ou pour celles qui osent, jusqu’au bas des reins. C'est le type de tresse qui tient le plus longtemps. Elles peuvent aller jusqu'à 2 mois. Ces différentes techniques de tressage peuvent être réalisés à l'aide de rajouts de cheveux synthétiques ou naturels. Quelque soit le type de tresses le résultat reste esthétique. Les extensions, tissages ou encore greffes sont interdit dans certains établissements scolaires. Ce type de coiffure témoigne de l'émancipation et de l’affirmation de la femme qui le porte. Une greffe peut tenir jusqu'à un mois avant d'être enlevée. La plupart des tissages au Cameroun sont faits à l'aide de fibres  synthétiques. Les cheveux naturels brésiliens ou indiens restent accessibles aux budgets Upper Class.. Les coiffures apprêtées vulgairement appelées "mapincés" sont pratiquées sur des cheveux préalablement défrisés. Le chignon par exemple, remporte un vif  succès auprès de la population féminine Camerounaise. C'est la coiffure que l'on rencontre le plus dans des événements tels que les baptêmes, les premières communions, les mariages etc. Il donne un port altier et apporte du rayonnement au  visage.   

 

Style, entre modernité et tradition

82e9e2ea068c4172fdc9286dd573a040.jpgLa tenue vestimentaire tient un rôle important dans la vie de la Camerounaise, qu'elle vive en zone urbaine ou en zone rurale. L'Obom est de plus en plus utilisé par les stylistes camerounais. C'est de l'écorce d'arbre battu  qui servait jadis de vêtements aux habitants du centre et l'Est du Cameroun.  Aujourd’hui, ce tissu d'écorce sert de décoration d'intérieur et a complètement disparu des habitudes vestimentaires des Camerounais.  Le "Kaba" qui est une robe traditionnelle Douala est faite de tissu pagne, longue ou courte selon celle qui le porte. Il est porté pour toutes les occasions. Les femmes mûres peuvent le mettre pour sortir, par contre les jeunes filles préfèrent rester à la maison ou faire leur courses au marché avec. Le pagne se fait rare dans les provinces sudistes, centrales occidentales ou de l’est. On le retrouve beaucoup dans les provinces du Nord et de l’Extrême nord. Les habits d’influence occidental sont très prisé par la jeunesse Camerounaise, de même que dans le domaine tertiaire. Les jeunes s'inspirent des tendances Américaines et Européennes vues à la télévision ou dans les magazines. Pour ce qui est des femmes cadres, les tailleurs par exemple font partie de leur quotidien. 

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A tout ceci vient s’ajouter l’alimentation de la femme Camerounaise qui demeure  variée. Elle est  riche en Oméga 3, féculents, sucres lents, en vitamines et j’en passe. La viande et les légumes sont très prisés, le Ndolè plat populaire du pays en est l’exemple concret.

Voilà pour ce qui est des secrets et rituels de la femme Camerounaise. N’hésitez pas à laissez vos commentaires et vos propositions. Donnez votre avis, posez des questions et j’y répondrais avec plaisir.

Par Audrey Bea Mbong, Miss Cameroun 2004

Commentaires

bon article. On aime aussil'huile de palmiste pour le corps et les cheveux. Elle donne une belle peau et renforce les cheveux.

Ecrit par : afrokmer | lundi, 01 septembre 2008

elles sont vraiment tres belles et sensuelles les femmes camerounaises..ce sont d'adorables deesses.

Ecrit par : omar | mardi, 14 octobre 2008

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